Le criticisme est-il curatif ou antiseptique ?

Le texte qui suit est une réponse de B.Pasobrola au dernier texte de J.Wajnsztzejn et Laurent Partie IV de la critique du dépassement : « raison, totalité et universalité » publié sur ce blog dans la série de texte suivant :

Partie I – Puissance du capital et captation
Partie II – Dépassement, englobement et couple imaginaire/rationnel
Partie III – Temps et durée, rationalisation et autonomie
Partie IV – raison, totalité et universalité.

De cette série d’interventions autour de la notion de dépassement, B.Pasobrola note l’impossibilité qu’auraient JW et L. à se passer justement de cette conception hégélo-marxiste de l’Aufhebung. Il relève, dans leur derniére intervention : « Raison, totalité et universalité » (partie IV), un attachement à Hegel et sa raison dans l’Histoire alors qu’il propose pour sa part un détachement de cette lecture rationaliste à partir de C.Castoriadis et son approche en terme d’imaginaire social.

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Critique du « dépassement » – Partie IV – raison, totalité et universalité

Quatrième partie de l’échange dont la source se trouve dans la proposition d’éditorial de Jacques Wajnsztejn pour le n° 17 de la revue : « Sur la politique du capital ».


Bernard,

Je (JW) repartirai du point d’arrivée de la lettre de Bernard (cf. partie III de la correspondance sur le blog). Il n’y a pas un corpus figé de Temps critiques et d’ailleurs Laurent ne s’y réfère pas puisqu’il ne connaît la revue que depuis le n°16 et que les références communes qu’on possède sont celles des groupes informels de la gauche communiste des années 1970 (Négation et Crise Communiste + Invariance) donc bien antérieures au projet de la revue. Lire la suite →

Quelques réflexions et références sur la rationalité, échange entre J. Wajnsztejn, C. Helbling et B. Pasobrola

Le 13 mai 2013 J. Wajnsztejn a écrit :

Sur la question de la rationalité et de l’irrationalité, il me semble que nous avons déjà eu entre nous quelques échanges, mais quand et où ? Je ne me souviens plus. Je n’ai pas le temps de me porter là-dessus à court terme, mais si tu cites Castoriadis à juste titre, il me semble difficile de ne pas tenir compte de ce que disent Adorno et Horkheimer sur la question (cela parcourt un peu toute leur œuvre) et aussi Marcuse aux pages 166 à 192 de L’homme unidimensionnel (Editions de Minuit, 1968). Mais surtout, si on relie cette question, non à ce qui été déjà dit d’intéressant par les grands auteurs, mais par rapport à ce que nous disons nous, il ne me semble pas possible alors de séparer l’analyse de ces deux notions de la question de la puissance (de l’espèce, cf. la question de la finitude et les derniers développements sur les sciences du vivant) et du pouvoir. Cela me semble une perspective pour comprendre la coexistence des deux (rationalité et irrationalité) dans les processus. Lire la suite →