Deux séries d’échange sur la question des particularismes

A propos de ce que nous appelons les « particularismes « , ce que certains ont appelé, à l’origine, des « luttes spécifiques », mais qui sont aujourd’hui devenus des prises de position qui exigent des droits particuliers ou spécifiques dans le champ politique, nous avons reçus deux textes dont l’intérêt certain nous a conduit à intervenir et échanger quelques remarques critiques.

Le premier est issu d’un article du dernier numéro de la revue Lignes n°57 et cosigné par Guillaume Wagner et Marina Bodenan. G.Wagner est déjà intervenu sur le blog au cours d’échanges récents cet été que nous avons regroupé sous le titre Communauté humaine et communisme.

Le second est issu du site L’Herbe entre les pavés animé par Max Vincent.

Mais tout d’abord deux mots sur le contexte théorique de la question. L’individualisation/autonomisation de l’individu-démocratique  met en avant une sphère « privée » qui contradictoirement est devenue publique (par le biais des médias et des NTIC) ou se veut publique quand on a affaire aux « particularismes radicaux » qui veulent abolir le privé puisque tout serait politique (néo-féministes, antispécistes, vegans, etc) comme si la vie privée caractérisait l’individu, en dehors de ses rapports sociaux.

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Communauté humaine et communisme

Cet échange entre Guillaume Wagner, Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn nous permet de préciser pourquoi nous avons abandonné la référence au communisme en tant que concept théorique auquel nous avons voulu redonner sa place en tant que concept historique et, à ce titre, concept limité par son lien privilégié à la théorie du prolétariat, un lien qu’il débordait parfois, mais au sein duquel il a été le plus souvent enfermé.
Cet échange est aussi à référer au texte récent de J. Wajnsztejn sur ce blog : Révolution à titre humain et communauté humaine.

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Autre correspondance à partir du texte Grève et « besoin de grève »

Ci-dessous nous publions une autre correspondance faisant suite à la diffusion du texte d’Interventions n°13 Grève et « besoin de grève » du 22 mars 2018.


Mars 2018

Effectivement c’est intéressant. Toutefois un point d’accord fondamental et un désaccord de même niveau : une des positions du texte me fait penser à l’ouvrage de Karl Polanyi « la grande transformation ». C’est parce que la société (et non la société civile) est encastrée dans l’économique que la crise s’amplifie (jusqu’où ?) aussi, Polanyi implorait-il au politique de reprendre sa place et d’encastrer l’économie dans la société pour éviter à nouveau les drames des années 20/30. N’en sommes-nous pas là ?

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Capitalisme du sommet et catastrophisme

Nous proposons, ci-dessous, la suite de l’échange entre Ph.Pelletier et J.Wajnsztejn commencé sur le le billet A la suite de Rapports à la nature, productivisme et critique écologique. Ils reviennent sur les tendances catastrophistes de façade en vogue et les orientations au sein du capitalisme du sommet qui les prolongent.

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A la suite de rapports à la nature, productivisme et critique écologique

L’échange suivant se situe dans la conti­nuité et l’appro­fon­dis­se­ment des textes publiés sur le blog ou sur le site autour de tech­no­lo­gie et capi­tal d’une part et des insuf­fi­san­ces de la cri­ti­que anti­ca­pi­ta­liste d’autre part. Nous proposons ci-dessous l’article Rapports à la nature, productivisme et critique écologique sous une forme enrichie répondant aux remarques de Philippe Pelletier dont le livre est l’un des points de départ de notre critique (Ph. Pelletier  : La cri­ti­que du pro­duc­ti­visme dans les années 1930. Mythe et réalités. Noir et rouge, 2016.)

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La communauté humaine et la question des médiations

L’introduction d’un précédent billet « La critique limitée produite par les nouvelles formes d’anti-capitalisme » à engendré un échange que nous reproduisons ici. Bruno part de son texte « La communauté humaine :limitée une société sans argent ? » présent dans le n°18 de Temps Critiques, quand JW revient, entre autre, sur la question du programmatisme prolétarien et la question de l’échange. Suit un échange entre JG et JW sur la notion « d’aventure humaine ».

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Sur la technique (et les nouvelles technologies) dans la société capitalisée

Faisant suite à trois billets sur ce blog (Les transformations technologiques du capital, état des lieux et incidences; Le capitalisme de plate-forme; Travail, activité générique et nouvelles technologies) nous vous signalons la publication sur notre site d’un texte complémentaire de J.Wajnstejn intitulé  :

Sur la technique (et les nouvelles technologies) dans la société capitalisée.

Tout en tenant compte des discussions précédentes et des interventions écrites plus descriptives auxquelles elles donnèrent lieu, cet article s’essaie à une réflexion critique qui tienne à distance aussi bien les positions sur un « système technique » autonome et ses dérives anti-industrialistes que les positions « progressistes » traditionnelles marxistes rénovées au filtre des nouvelles technologies.

La critique limitée produite par les nouvelles formes d’anti-capitalisme

C’est un point que nous avons déjà abordé sous différents aspects. Dans la revue tout d’abord, avec la critique de la prétendue déconnexion entre « économie réelle » et finance, puis dans le cadre d’un article publié comme inédit dans le volume IV de l’anthologie des textes de la revue Temps critiques (JG et JW : La société capitalisée, L’Harmattan, 2014) sous le titre : Une énième diatribe contre la chrématistique en référence à la distinction faite par Aristote entre le « bon argent » dépensé productivement et le mauvais argent conçu uniquement pour « faire des petits ». Une distinction reprise par Anselm Jappe dans un article pour le journal Le Monde et donc critiquée par JW ; enfin dans deux articles, assez contradictoires, autour de l’argent dans le n°18 de la revue (automne-hiver 2016-2017).

Dans ces deux premières occurrence il s’agissait pour nous de mettre en évidence le caractère limité de ce type de critique par rapport au processus actuel de totalisation du capital ce qui donne l’impression que ce n’est pas le capital dans son ensemble qui est critiqué, mais certaines de ses dérives ou excès, tout en faisant remarquer, chose quand même importante, que limitée à cela cette critique anti-capitaliste de gauche a du mal à se distinguer de la critique anti-capitaliste en provenance de l’extrême droite.

Dans la troisième occurrence, il s’agissait, au-delà du différend entre les deux textes de saisir le pourquoi de ce retour de la question de l’argent. Pour Bruno dans l’article et d’une certaine façon pour Gérard dans l’échange qui suit, il s’agit de tracer une perspective au-delà du « monde de l’argent », alors que pour JW cette orientation, sans possibilité immédiate de mise en pratique, participerait plutôt du même anti-capitalisme que celui rencontré dans les deux premières occurrences.

27/06/2017 – Ajout de remarques de Bruno à la présente introduction et, en dessous, une réponse de JW.

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La forme-valeur : une forme sans contenu, c’est-à-dire évanescente

Cet échange est une suite des échanges entre Camille et JW et a pour but d’éclaircir l’utilisation de la formulation forme-valeur sans avoir pour cela à faire une lecture entière, de notre livre L’évanescence de la valeur, L’Harmattan 2004.

Il s’agit ici de replacer la discussion autour de la valeur dans son devenir historique/politique et non pas simplement dans son cadre économique (les théories de la valeur) ou logique (la théorie de la forme-valeur). Lire la suite →